L’effondrement du système de santé plus proche que jamais

AA/Nice/Feïza Ben Mohamed

Le système de santé français est depuis des décennies une source de grande inquiétude, tant de la part des patients et des consommateurs, que de la part des soignants.

Déconcertés par des conditions de travail parfois compliquées, le manque de places, des missions difficiles et le manque de reconnaissance, ils sont nombreux à dénoncer la politique du gouvernement concernant le secteur de la santé.

Entre décembre et janvier, ces problèmes se sont largement exprimés à travers des manifestations, des revendications et même des mouvements de grève, visant à avertir le gouvernement du danger de poursuivre la politique de leur santé.

Aucune branche n’est épargnée par les polémiques qui opposent les hospitaliers, les médecins libéraux ou encore les infirmiers.

Dans un entretien à Anadolu, Philippe Pellegrini, le syndicat de la CGT (Confédération générale du travail), sélectionné des salariés du CHU de Nice (centre hospitalo-universitaire), estime que “le système de santé s’effondre les uns les autres”.

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Pointant “différentes carences, notamment en ressources humaines, avec un manque très net d’effectifs”, “des métiers très peu attractifs”, cette infirmière selon sa profession estime qu’il n’y a aujourd’hui que “grâce à ceux qui aiment leur travail et veulent faire bien », le système de santé est encore à bout de bras.

“S’il fallait s’appuyer sur une vraie volonté politique, cette chute serait arrivée depuis longtemps”, déplore également le syndicat très actif dans la région des Alpes-Maritimes, et qui insiste sur le fait qu'”il faut respecter la professionnels qui maintiennent le système ainsi que les méthodes qui leur sont données ».

Il est évident que son constat est partagé par plusieurs personnels soignants rencontrés par l’Anadolu, mais l’inquiétude est plus manifeste du côté des infirmiers, qui souhaitent de plus en plus rendre leurs blouses et se réorienter professionnellement pour quitter un système de santé en conséquence “érodant”. « les soignants.

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Chaïma, 32 ans, diplômée d’Etat depuis 10 ans, a récemment quitté un CDI dans un hôpital psychiatrique pour se tourner vers des missions d’intérim dont elle assure qu’« on n’essaie pas moins parce qu’on n’est pas vraiment impliqué dans l’institution dans le à long terme et nous pouvons choisir. nos heures de travail préférées.”

“Mais ne pensez pas que je veuille quitter le poste pour mon confort personnel. C’est surtout parce que j’ai peur, un jour, de faire une erreur, qui pourrait être fatale, par fatigue ou manque de ressources”, a expliqué la jeune femme.

Une idée qui rejoint d’ailleurs les propos de Philippe Pellegrini, qui alerte sur les « carences destructrices pour le service public et indignes d’un pays comme la France ».

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“Nous vivons dans une sorte de vulnérabilité et l’hôpital nous rend malades”, lance le membre sélectionné du personnel du CHU de Nice qui donne un aperçu de l’augmentation “des maladies professionnelles”, du nombre d'”aidants malades qui continuent travailler parce qu’ils ont besoin de leurs revenus », et la réforme des retraites, dont les résumés ont été publiés aux Français le 10 janvier et qui fera passer l’âge de la retraite à 64 ans d’ici 2030.

Pour Philippe Pellegrini, c’est “un sabotage organisé par le gouvernement”.

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