« La France connaît de nouveau la faim » : Jean-Luc Mélenchon lance sa campagne nationale contre la vie chère

Le chef de file de La France insoumise (LFI), candidat à l’élection présidentielle, qui restait au seuil du second tour des dernières élections présidentielles, tous deux sur la voie de la réélection, fait campagne “le face à une vie chère », et a pris du recul alors que son parti est en pleine réflexion sur son architecture interne.

Pourquoi avez-vous choisi Clermont-Ferrand pour lancer votre projet de vie de luxe ?

Pourquoi pas ? Vous avez ici Marianne Maximi, une députée montante à l’Assemblée nationale et du mouvement rebelle. Et puis Clermont est une ville qui symbolise les problèmes de désindustrialisation et d’isolement du pays.

Vous avez mis de la vie précieuse au cœur de votre communication : quelles sont les nouveautés ?

Nous venons de mener une bataille à l’Assemblée nationale pour répondre au problème de la vie chère. Il n’est pas très apprécié par le gouvernement, qui ne se soucie que des riches. Il ne mesure peut-être pas la violence du choc que le peuple a subi.

La France, à ce moment de son histoire, souffre à nouveau de la faim et du froid… Ce qui n’est peut-être plus le cas depuis la fin de la guerre. Combiné à la baisse générale des services publics, nous avons le sentiment d’avoir franchi un seuil. Dans beaucoup de familles, les enfants ne vont pas à la cantine car nous n’avons pas les moyens ! Certes, les municipalités font des efforts, et il y a des filets de capture. Mais tout s’est tellement mal passé ! Les charges locales pèsent de plus en plus lourdement sur les communes et l’Etat s’est désengagé.

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Comment voyez-vous le gel des prix comme une solution ?

Le gel des prix est une mesure de protection. Lorsque je l’ai proposé en 2021, il s’agissait d’éviter la contagion d’un secteur à l’autre. Si des mesures avaient été prises à l’époque, notamment avec un prix plancher du pétrole, de l’électricité ou du gaz, nous n’en serions pas là.

Je vous emmène au prix d’un caddie de produits du quotidien pour comprendre la violence de ce à quoi les gens sont confrontés. Ils tombent dans la pauvreté.

Ce qui permettrait aux gens de garder la tête hors de l’eau, c’est une augmentation des revenus, soit par les salaires, soit par les minima sociaux. Il n’y a pas de solution fantastique si ce n’est une répartition plus équitable de la richesse qui en sortirait pour aligner les salaires. Nous avons proposé d’augmenter le salaire minimum à 1 600 €. Pourquoi Le Pen et Macron l’ont-ils rejeté ?

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Dans le problème que traverse le pays, le temps du partage est venu. La France a des moyens durs pour faire face à la situation. Mais M. Macron les rejette parce que c’est contre sa riche idéologie

Marche contre la cherté et le manque de climat : 140 000 participants selon les organisateurs, 30 000 selon la police (octobre 2022)

.Quels prix souhaitez-vous bloquer ?

Les agents doivent également être payés. Bien sûr, je parle des besoins de base, tant pour l’alimentation que pour le transport, car se déplacer est une responsabilité absolue pour des millions de personnes dans notre pays. Ce n’est pas vrai qu’il y a une obligation que les producteurs, en fin de compte, soient ceux qui paient la différence. Les distributeurs ont une énorme opportunité. On voit bien le mécanisme spéculatif.

Vous nommez un outil pour racheter la France marginale, où LFI n’a pas réussi à s’imposer lors de l’élection présidentielle. Ce qui manquait?

Les résultats du LFI en milieu rural ne sont pas mauvais ! Il y a des zones où les terres doivent être restituées, mais cela s’applique également aux circonscriptions. Je rejette l’idée que ce serait la France des banlieues qui nous gagnerait et la France rurale qui ne le serait pas. On y élit des élus issus de LREM ou des élus plus éloignés comme dans la Creuse, la Haute Vienne ou l’Aveyron.

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Mais le défi demeure. Tous ceux qui vivent loin des villes sont confrontés à un problème croissant car l’organisation du territoire se concentre sur les besoins de base dans les villes. Une révision générale de l’organisation du pays est à mener.

Il semble que vous pariez sur la dissolution du Sénat, qu’attendez-vous ?

Je ne parierai sur rien. C’est le Président de la République qui a menacé de le faire. Nous avons répondu : « Nous n’avons pas peur des élections ». Nous croyons que nous pouvons gagner au second tour s’il y a de nouvelles élections.

Quel rôle voyez-vous Jean-Luc Mélenchon jouer à l’avenir ?

Celui que j’ai. Soyez présent, participez aux rassemblements qui prennent les décisions. Ni plus ni moins. J’ai toujours dit que je restais une personne engagée politiquement. Ma position a changé, puisque j’ai décidé de ne pas être candidat aux élections législatives, mais cela ne change pas la position de ma participation. Cela me recule de l’Assemblée nationale, mais cela ne signifie pas un retour de l’activité politique.

Réunion. Ce lundi 14 novembre, à 19h, à la Maison du peuple de Clermont-Ferrand.

Anne-Bourges
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