Des manifestations contre les violences sexistes à Paris et dans plusieurs villes de France

Marche contre les violences sexuelles et sexuelles organisée par #NousToutes, à Paris, le 19 novembre 2022.

Cinq ans après l’apparition du mouvement #metoo, des dizaines de milliers de personnes ont manifesté samedi 19 novembre, à Marseille, Nice, Toulouse, Lille, Strasbourg, Rennes, Nancy ou Dijon pour dénoncer les erreurs judiciaires dans la lutte contre le -visage. violences sexuelles et sexuelles. Près de 90 associations, syndicats ou partis de gauche avaient réclamé une “un raz de marée dans la rue pour crier [leur] colère”.

A Paris, la manifestation est partie vers 14h30 de la place de la République, et ses derniers participants sont arrivés place de la Nation vers 17h30, ils ont rassemblé 80 000 personnes selon les organisateurs et seulement 18 500 selon la police . En 2021, le mouvement, organisé avant le 25 novembre, journée mondiale pour l’élimination des violences faites aux femmes, avait rassemblé 50 000 personnes à Paris selon les organisateurs (18 000 selon la préfecture de police).

“Nous sommes fortes, nous sommes fières et féminines et radicales et en colère”militants chantant, tandis que d’autres criaient “#metoo partout, justice maintenant”. Sur les pancartes, les uniformes violets, couleur du logo de la collection, on pouvait notamment lire “L’homme le plus fort, qui pensez-vous que vous êtes? », “Arrêtez la culture du viol” ou « Croire que les victimes sauvent des vies ».

“loi-cadre” contre la liberté

« On nous dit toujours que la justice doit faire le boulot, mais quel boulot ? Vous ne pouvez pas blâmer la victime de ne pas avoir porté plainte si elle sait que cela ne la mènera nulle part.”, a expliqué à l’Agence France-Presse Maëlle Noir, membre de #NousToutes qui coordonne l’organisation des marches. Les associations veulent un budget public de 2 milliards d’euros par an, mais aussi une “cadre de loi” qui serait établi “brigades et tribunaux spéciaux”un soutien financier pour la “sécurité” femmes victimes, 15 000 logements supplémentaires ou renforcement de l’éducation à la vie sexuelle et influente à l’école.

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Interrogée sur ces demandes, la ministre déléguée à l’égalité entre les femmes et les hommes, Isabelle Rome, a rappelé qu’elle était ouverte à la mise en place d’un dispositif spécial de police et de justice. Une mission parlementaire doit transmettre ses conclusions au gouvernement dans quelques mois pour une “une justice plus responsable et plus efficace”, a-t-elle déclaré samedi sur RMC. Financièrement, “Ils n’ont cessé de grandir”atteindre “un total de 2,4 milliards” euro “quand on additionne les montants versés par chaque ministère”vu le ministre, qui a admis que ces sommes ne sont pas “pas particulièrement” qui est destiné à la lutte contre la violence, mais comprend des domaines plus larges, tels que l’éducation et “Égalité économique”.

Cent femmes dès le début de 2022

La colère des groupements de femmes est toujours alimentée par le nombre élevé de femmes – déjà 100 depuis le début de l’année selon un groupe partenaire, contre 122 l’an dernier selon les chiffres officiels.

Marche contre les violences sexuelles et sexuelles organisée par #NousToutes, le 19 novembre 2022.

Pourtant, les faits démentis se multiplient : entre 2017 et 2021, le nombre de viols ou tentatives de viol recensés par le ministère de l’Intérieur a doublé, passant de 16 900 à 34 300. Les victimes sont plus susceptibles de dire des vérités anciennes, explique le ministère, qui y voit aussi un signe de la “liberté d’expression”.

Dans le monde du travail aussi, la lutte contre les violences basées sur le genre avance trop lentement, a-t-il constaté aux principaux syndicats français dans une lettre adressée jeudi au Premier ministre. Les politiques de prévention y sont encore insuffisantes, et lorsqu’un cas problématique est signalé “Au lieu d’arrêter puis de discipliner cet employé, nous continuons souvent à déplacer, décourager, voire faire chanter ou éliminer la victime. “plaindre les signataires.

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#metoo, cinq ans de révolution

Il y a cinq ans, l’affaire Harvey Weinstein éclatait aux États-Unis, provoquant une onde de choc mondiale qui apporterait la liberté d’expression contre les violences de genre et sexuelles. Dans une série d’articles, Le monde expliquant l’ampleur du phénomène et son impact sur nos sociétés.

  • Cinq ans après #metoo, l’onde de choc : ce qui a changé dans les familles, à l’école, au tribunal…
  • “Il y a un décalage entre l’image des violences sexuelles et sa réalité”
  • Malgré les obstacles, le mouvement #metoo a radicalement changé l’Amérique
  • A Hollywood, les femmes détiennent les principaux comptes
  • Le virage titanesque des scénarios de films français
  • #metoo, le “moteur de la colère” des militantes féministes
  • Comment la vague #metoo a touché le monde politique
  • Cinq ans plus tard, six jeunes adultes décrivent comment le déménagement a façonné leurs relations avec les autres
  • “Aujourd’hui, chaque jeune adulte a entendu parler du consentement”
  • A Saint-Denis, le tragique #metoo des quartiers populaires
  • Dans les partis de gauche, il y a encore un fossé entre féministes et leaders
  • En Afrique francophone, le difficile combat des femmes contre les violences sexuelles
  • Avant #metoo, le mouvement #niunamenos a ému l’Amérique latine
  • Face au mouvement, il y a encore de la résistance au Japon et en Corée du Sud
  • Cinéma, théâtre, danse : avancées et limites des systèmes d’inhibition
  • Northern High School of Dramatic Arts accepte comme norme
  • En entreprise, une lutte difficile contre les activités sexuelles et le harcèlement sexuel
  • En cas de harcèlement sexuel au travail, un règlement à l’amiable est souvent privilégié
  • En publicité, #metoo a déplacé quelques lignes, sans lever l’interdiction
  • Chez Google, la “grande marche” de 2018 a avancé mais les tensions demeurent
  • Dans le but de critiquer et de contrôler les femmes, la violence “continue”.
  • Cinq ans après #metoo, l’antiféminisme fleurit sur les réseaux sociaux
  • « Le droit au sexe », d’Amia Srinivasan : pour une véritable libération sexuelle
  • “Femmes” : Louise Dupin, #elleaussi
  • Après #metoo, comment les parents éduquent (et sont éduqués par) leurs enfants
  • A l’école, l’éducation sexuelle trouve toujours des voies
  • Order, un concept au cœur des enjeux les plus en vue depuis cinq ans
  • #metoo face à une contre-révolution venue aussi bien de l’antiféminisme que du féminisme
  • “#metoo ?… Me rafraîchir la mémoire…” Rencontrer des hommes, rien ou presque sur cette vague de femmes
  • Ivan Jablonka, historien : “Certains découvrent le potentiel émancipateur du #metoo”
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Sur le monde par AFP

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