Comment Emmanuel Macron prépare l’opération dissolution

23h00, 5 novembre 2022, modifié à 00h20, 5 novembre 2022

La question n’est plus de savoir s’il y aura une sortie, mais quand. Six mois après la réélection d’Emmanuel Macron, et un peu plus de quatre après avoir échoué à détenir la majorité absolue à l’Assemblée nationale, le caractère incontournable, à moyen terme, d’une telle activité ne fait aucun doute. ” Dans un écosystème majoritaire, c’est dans l’air“, confirmant un horaire régulier à l’Élysée. Un sous-entendu magnifique. Car côté Renaissance, tout est prêt. Dans les moindres détails.

Le sujet a également été abordé jeudi au bureau du mouvement présidentiel. ” La fête est prête pour tout événement“, a-t-il assuré au numéro un, Stéphane Séjourné, avant de déclarer que ses équipes travaillaient depuis un mois” accomplir quelque chose d’actif “.UN”protocole de transmission“, avec”replanification approfondiemontrant en détail, jour par jour, les niveaux de travail, même déjà établis.

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Voici des extraits : un jour après l’annonce de la distribution, échanges avec des partenaires majoritaires, le MoDem François Bayrou et le mouvement Horizons Édouard Philippe. À J+3, le dépôt des candidats, qu’il y ait eu ou non un accord avec les amis, auprès d’une commission nationale. À J+4, conférences de presse locales de tous les candidats, partout en France. À J+5conférence de formation des candidats.

Menace déjà annoncée le 28 septembre par Emmanuel Macron

Les petites mains du parti ont également veillé à ce que le mouvement puisse financer les campagnes des candidats mis à terre, sans perdre un instant, pour qu’ils n’aient pas à recourir à des prêts personnels. Les futurs défenseurs du Réveil peuvent être faciles : «Nous avons plus de 40 millions d’euros de biens immobiliersdétails du réalisateur.Si besoin, nous aurions un prêt très rapidement sans problème. Il y a très peu de partis dans cette affaire.»

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Tout a donc été vérifié. Stéphane Séjourné, qui a entamé un tour de France, ambitionne de voir un représentant en février dans chaque circonscription dont le député n’est pas un élu de la mouvance présidentielle, pour «Présence politique de la Renaissance partout dans la région», explique le poids lourd. Et pouvoir, le moment venu, nommer immédiatement des candidats opérationnels connaissant leurs domaines.

Le gagnant est celui qui parvient à être du côté de l’ordre et du mouvement, contre ceux du côté du chaos et de l’obstruction.

Si Séjourné, qui était historiquement proche du Président, a été devant, ce n’est pas par hasard. Ces dernières semaines, la réflexion d’Emmanuel Macron a mûri. Il avait déjà annoncé cette menace le 28 septembre, devant la plupart des cadres qui avaient été conviés à dîner à l’Élysée, assurant qu’il retirerait ses armes si l’opposition ‘votait ensemble une motion d’accusation, faisant ainsi tomber le gouvernement d’Elisabeth Borne. Lorsqu’il est apparu sur France 2 le 26 octobre, il l’a répété : “Il y a des instruments qui sont entre les mains du Président de la République.»

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Jouer sur la fracture entre ordre et chaos

Emmanuel Macron, évidemment, prépare les esprits. “Il est du devoir du Président de colorer l’opinionconfirme un de ses visiteurs de l’après-midi. Alors le président et plusieurs de ses conseillers ont revisité l’histoire des émissions. Partant de là, Jacques Chirac a échoué en 1997, qui avait vu ce dernier perdre sa majorité au profit des socialistes. Diagnostic d’un proche :La sortie est en cours de préparation. Pour ce Chirac, les esprits n’étaient pas tout à fait préparés. C’était vu comme une solution de confort.»

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C’est pourquoi, sur France 2, le chef de l’Etat a commencé à marquer le paysage du conflit. Et, destiné spécifiquement à Jean-Luc Mélenchon et Marine Le Pen, cast “ceux qui croient au désordre“. Légende régulière à l’Élysée : “Entrer dans un divorce ou un référendum est un cas clair de “c’est l’ordre ou le chaos, le travail ou le chaos”. Pour nous, c’est la séparation des mois à venir. Et on demandera aux Français de choisir.« Un autre proche de Macron confirme : »Le gagnant est celui qui parvient à être du côté de l’ordre et du mouvement, contre ceux du côté du chaos et de l’obstruction. Mais ce sera aussi le mieux préparé. C’est à nous de faire en sorte que la pièce tombe de notre côté…»

La propagation aide à se rappeler qui est le patron

Resserrer les rangs de la majorité

Il y a encore un problème d’actualité. Après le texte sur le pouvoir d’achat voté sans encombre en juillet, et alors que les textes budgétaires sont acceptés grâce au 49-3″,on sent qu’on entre vraiment dans le vif du sujet : il sera plus difficile de trouver une majorité“, Poursuivant cette relation. Certes, le projet de loi pour accélérer les énergies renouvelables a été voté par le Sénat dans la nuit de vendredi à samedi. Mais il n’est pas certain que l’Assemblée nationale suive. Le projet de loi sur l’immigration ou le projet de loi sur la réforme des retraites, prévus pour début 2023, pourraient provoquer un blocage politique insupportable ou l’explosion sociale qui justifie le travail de résolution. L'”expérience dangereuse“de 1997, selon les mots de l’ancien Premier ministre Lionel Jospin, vit dans les esprits”,il y a un grand danger à se présenter comme un politicienprévient un habitué de l’Élysée.Nous avons toujours besoin d’une justification facilement compréhensible par tous pour une division importante.»

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Autre avantage politique, au sein de celui-là, et moins assuré : fermer des paliers de majorité dans lesquels le MoDem et Horizons ont affiché des tendances libératrices face à l’Elysée. “Il y a un thème de règle de la majorité, et la répartition permet de se rappeler qui est le leader,soutient un proche d’Emmanuel Macron.Le message est le suivant : si vous continuez à faire des changements que l’Élysée considère comme orthogonaux à l’enseignement macroniste, cela peut poser problème.“C’est encore l’essentiel : les chances des macronistes de reconquérir la majorité absolue. Leurs stratèges espèrent que dans plusieurs circonscriptions où les duels ont été très serrés contre les candidats de la Gauche unie derrière la bannière Nupes, ils ont vu la victoire finale en juin, qu’elle sera interdifférente. Rien, à ce stade, ne promet.

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