Au procès de l’attentat de Nice, un accusé se noie tout seul à la barre

On a rarement vu un accusé se défendre aussi mal. Il faut dire que la situation de Walid Ghraieb n’est pas très commode : ce Franco-Tunisien de 46 ans, qui était réceptionniste de nuit dans un hôtel de Nice, est l’un des deux amis – il préfère le terme “relation” – du terroriste de la Promenade des Anglais devant être jugé dans le procès de l’attentat du 14 juillet 2016 à Nice. Dans sa tentative désespérée de se défendre, il n’est pas un élément qu’il n’ait été contre lui-même, vendredi 4 novembre, alors qu’il s’interrogeait, contribuant à assécher un peu plus les -doutes entourant son rôle dans cette affaire.

Au sortir du tunnel des preuves des parties civiles, et après une semaine consacrée à la personnalité du terroriste, le tribunal spécial de Paris examine, depuis mercredi, les charges retenues contre chacun des huit accusés. Walid Ghraieb a été le premier à répondre aux questions. Voulant à tout prix se sauver, il se noie systématiquement, malgré les efforts du président, Laurent Raviot, pour le ramener à la raison : msgstr “Nous ne comprenons pas pourquoi vous ne voulez pas reconnaître ce petit élément dans le fichier” ; « Je ne suis pas là pour te coincer, mais pour comprendre ce qui s’est passé »…

Walid Ghraieb se bat contre les nuages. L’enquête n’a pu trouver aucune preuve qu’il était directement impliqué dans l’attentat, mais un paquet d’indices laisse planer des doutes sur son éventuel rôle dans le cheminement vers l’action de son ami : dix jours avant l’attentat, le terroriste avait envoyé un texto . à lui le mot « ADA », agence de location de camions ; le 11 juillet, il l’invite à faire un tour dans son camion ; le 15 juillet au matin, enfin, l’accusé s’est filmé, marchant sur la promenade des Anglais que son ami venait de transformer en charnier.

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nuages ​​blancs

La nuée d’annonces entourant l’accusé est également due au crime pour lequel il est jugé : Walid Ghraieb n’a pas été démis de ses fonctions pour “complicité de meurtre”, après que l’enquête n’a pas été menée. Il peut confirmer qu’il était au courant du projet d’attentat. réalisé par Mohamed Lahouaiej Bouhlel. Il doit répondre de sa possible implication dans une “société terroriste de criminels”, un crime aux traits si odieux qu’un prévenu qui veut s’en sortir se souvient d’un insecte se débattant dans une toile d’araignée.

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La semaine avait plutôt bien commencé. Mercredi, sa mère, libraire, et sa sœur, enseignante de français, sont venues de Tunisie pour brosser le tableau d’une famille musulmane ouverte et ouverte, liée à l’héritage de l’ancien président tunisien Habib Bourguiba. « Nous aimons beaucoup la France dans la familledit la sœur. Nous votons tous contre les islamistes. C’est incroyable que mon frère se soit tourné vers une dure habitude. »

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