Ariège : le créateur du Jardin du Vulvolithique retrouvé mort au milieu de son œuvre

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Le corps sans vie retrouvé le vendredi 11 novembre 2022 au matin au Prat d’Albis, à Foix en Ariège, a été identifié par les gendarmes. Il s’agit de Claudius de Cap Blanc, un « vulvographe » ariégeois, installé à Carla-Bayle depuis plusieurs années.

Vendredi 11 novembre, en fin de matinée, deux piétons alertent la gendarmerie après avoir retrouvé un corps sans vie au Prat d’Albis.

Le peloton de gendarmerie de haute montagne est entré à près de 1 500 mètres d’altitude sur le site du Jardin Vulvolithique, au Prat d’Albis, sur la commune de Ganac, au-dessus de Foix. Une arme à feu et une écriture ont été retrouvées près du corps.

Selon les premiers éléments de l’enquête, la victime serait Claudius de Cap Blanc (pseudonyme), un artiste connu en Ariège et dans sa commune Carla-Bayle, dans le nord du département. L’artiste se serait suicidé avec une arme à feu au milieu de son travail.

L’enquête se poursuit pour connaître les raisons exactes du décès de l’artiste ariégeois. La famille de la victime est interrogée.

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Son oeuvre a été démolie au Prat d’Albis

En octobre dernier, son œuvre “Jardin du Vulvolithique”, sur laquelle il a travaillé pendant plus de 15 ans, a été démontée. “Une ou plusieurs personnes ont mis de la peinture blanche sur mes oeuvres, elles ont également détruit les arbres que j’ai construits”, a-t-il expliqué peu après les faits.
En ce lieu, situé dans un coin escarpé du Prat d’Albis, 1 113 gravures de vulves sont recensées. La lettre, que les enquêteurs ont retrouvée aux côtés de la victime, décrirait le “désordre” de l’artiste face à ce saccage.

Une exposition en pleine nature qui a été notifiée pour suppression, comme l’indique dans nos colonnes, l’Office national des forêts (ONF) dans un courrier en date du 13 juillet 2022. l’intégrité de l’habitat naturel et endommager la propriété d’autrui », révèle la lettre.

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Ce n’est pas la première fois que ces œuvres originales sont contestées. L’artiste a eu plusieurs démêlés avec la justice par le passé, comme en 2013 lorsqu’il a décidé de peindre la passerelle de la grotte du Mas d’Azil avec des mains et des symboles vulvaires pour protester contre l’installation d’œuvres contemporaines sur le site préhistorique. . . Une décision qui lui a valu un procès.

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Avant de se lancer dans la « vulvographie » en 2007, l’artiste ariégeois avait créé son propre musée privé au Mas-d’Azil en 2003, l’Affabuloscope. Le musée est finalement vendu en 2016, après des difficultés financières notamment, à Michel Malbec, qui en fait un espace d’exposition dédié à l’œuvre de l’artiste. Répartis sur trois niveaux, ce sont plus de 650 œuvres de cet artiste, que certains qualifiaient de “génial” et d’autres de “fou”, dans ce musée pas comme les autres.

Plus qu’un artiste, un vrai personnage

Après le Mas-d’Azil, Claudius de Cap Blanc a trouvé le bonheur à Carla-Bayle. “Depuis cinq ou six ans, il vivait en ermite dans la ville. On l’a très peu vu, lorsqu’il s’est installé à Prat d’Albis pour continuer son travail”, a expliqué un des habitants de la commune qui côtoyait l’artiste.

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“C’était un homme formidable et inspirant, mais avec beaucoup de talent, c’est indéniable. Il était à la périphérie et il vivait séparément dans la ville. C’était son choix”, a déclaré Jean-Luc Couret, maire de Carla-Bayle.

L’information, qui se répandit très rapidement dans la commune du nord de la province, où Claudius de Cap Blanc résidait depuis plusieurs années, choqua les nombreux artistes qui vivaient dans la commune, mais ce n’était pas une surprise. “Mettre fin à sa vie était quelque chose qu’il disait tout le temps. En discutant avec les habitants, on comprend que c’est un souhait qu’il avait depuis un certain temps. C’est dans la logique du personnage. Il a toujours voulu tout contrôler, jusqu’à sa mort”, raconte l’habitant de la commune.

L’artiste vulvographe aura laissé son empreinte dans de nombreuses villes de la région, avec un art qui avait son propre secret.

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