Alerte sur la prévention du risque d’inondation en Ile-de-France

Publié le 18 novembre 2022 à 07h15

Risque d’attention. Selon un rapport publié ce vendredi par la Cour des comptes et réalisé en collaboration avec la Chambre régionale des comptes d’Ile-de-France, la prévention du risque inondation est “suffisante” en Ile-de-France, avec de sérieuses difficultés . du risque “d’attention insuffisante des autorités locales”.

Un avertissement plus fort de la région Ile-de-France est “très vulnérable” à ce risque, avec près d’un tiers de sa population, 3 millions d’emplois et environ 70 000 entreprises situées dans des zones susceptibles d’être inondées. En cas de crue centennale de la Seine, le même dommage assuré pourrait atteindre 19 milliards d’euros, selon la Caisse centrale de réassurance.

Barrages en mauvais état

“Mais en raison de ces dégâts éventuels, les financements mis en place par les collectivités territoriales d’Ile-de-France sont faibles” par rapport aux autres régions, affirme la maîtrise des finances. Ils soulignent avoir “un peu bougé” le fonds de prévention des risques naturels majeurs (dit “Fonds Barnier”), principal instrument financier de la politique de gestion du risque inondation. De 2009 à 2021, le montant cumulé de ses engagements s’y est élevé à 65 millions d’euros et celui de ses dépenses à 23 millions d’euros.

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Dès lors, il conviendrait « d’augmenter le financement des programmes d’action de prévention des inondations (Papi) en fonction des objectifs plus ambitieux de réduction du risque de danger », recommande la Cour.

Selon le rapport, les activités de réduction des risques sont “encore limitées” en Ile-de-France. Il pointe notamment la “difficile montée en compétence” de la Métropole du Grand Paris (MGP) dans la gestion des jardins. Au titre de la capacité de Gemapi (prévention des inondations) donnée aux villages internationaux par la loi Maptam, ces derniers ont été amenés à gérer “environ 120 kilomètres de digues, dont 70% en mauvais état, et feront face à d’importants projets de rénovation”. La Cour recommande « d’adopter un plan de financement pour la mise en conformité à court terme ».

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Dans sa réponse au rapport, le président de la MGP, Patrick Ollier, évoque la “responsabilité des systèmes de retenue en période supérieure”, indiquant qu'”en moins de cinq ans d’utilisation de son potentiel, la Métropole se positionne comme l’une de celles fois. les plus grands acteurs et bailleurs de fonds de la prévention des inondations ». “Malgré ce que montre le rapport, ce n’est pas l’acceptation du potentiel du Gemapi qui a été difficile pour la Métropole, c’est le potentiel du Gemapi et la réalité de la ville repliée”, affirme-t-il.

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“Manque de stratégie coordonnée”

Un autre besoin, selon la Cour, est de “renforcer la sensibilisation des “interurbaines d’Ile-de-France à la prévention de ce risque” notamment dans le cadre des dispositifs de cohésion nouveaux schémas territoriaux (SCoT) et de leur mise en œuvre dans les plans locaux d’urbanisme ».

Le rapport pointe également “l’absence de stratégie coordonnée sur l’ensemble du bassin de la Seine”. Cela nécessite, selon elle, “de mettre le délégué à l’aménagement de la vallée de la Seine sous l’autorité du directeur général du coordonnateur de bassin”.

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